A free template from Joomlashack

A free template from Joomlashack

majunga052.JPG

Radio Fpma

Orgue Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
pasitera   

L'origine de l'orgue

L’orgue nous est venu de l’Orient. Le plus ancien connu est l’hydraule, que l’on doit à Ctesibios d’Alexandrie, au IIe siècle av. J.-C.

Durant l'antiquité, l'orgue fut un instrument à usage profane, chargé notamment d'accompagner le jeu des gladiateurs ou d'autres fonctions militaires. C'est ce qu'attestent les vestiges de l'orgue d'Aquincum en Hongrie datant de 228 après J.C. L'empereur Néron, de sinistre mémoire, en était friand et Suétone rapporte qu'il l'actionna lui-même en 67 après J.C. lors d'une cérémonie publique. On appelait alors l'orgue "hydraule", c'est-à-dire flûte à eau. On joua de cet instrument lors du mariage de Cécile et c'est par une ironie du sort que cette jeune fille devint la patronne des musiciens en général et de l'orgue en particulier, attaché à un des plus sombres moments de son existence.

Durant le lVe siècle, l'orgue connaît des fortunes diverses mais nous savons que les Pères de l'Eglise en déconseillaient l'usage. Par exemple Saint Jérôme écrit à une dame de haute lignée : "Efforcez-vous de donner à votre fille une éducation digne de son rang... elle doit être sourde aux instruments de musique."

On cite également, de la même époque, la jolie épigramme de l'empereur Julien l'Apostat : "Je vois ici une toute autre espèce de tuyaux; ils ont pris naissance dans un sol de bronze; leurs sons bruyants sont produits par le vent, s'élançant d'une outre formée de peau de taureaux et pénétrants dans les conduits, tandis qu'un artiste habile promène ses doigts agiles sur les touches qui y correspondent et fait entendre aussitôt des sons mélodieux." En 476 après J.C., à la chute de l'empire d'Occident, l'orgue disparaît pratiquement de cette région du monde et on n'en entend plus parler durant tout le temps des invasions barbares. Mais, il se maintiendra en Orient jusqu'en 1453, date de la prise de Constantinople par les Turcs. En Orient, l'orgue était réservé à des fins exclusivement profanes et, jusqu'à nos jours, on n'en voit pas trace dans l'Eglise orthodoxe.

Il semble avoir connu un développement remarquable à la cour de Byzance aux fastes de laquelle il contribuait pour une part non négligeable. Il était très orné et richement décoré. Un chroniqueur byzantin écrit que les orgues d'or, les oiseaux chanteurs et autres objets d'art dont on admirait la perfection technique faisaient la gloire de l'Empire d'Orient.

La même chance qui nous donnait la date précise de l'invention de l'orgue fournit également celle de sa réintroduction en Occident. Ce fut en 757 que Pépin le Bref reçut de Constantin V, empereur de Byzance, un orgue qui allait relancer l'instrument en nos régions. A l'époque, l'orgue n'était plus hydraulique, mais uniquement pneumatique et il le demeurera jusqu'à nos jours. Au Xle siècle, le principe hydraulique n'était d'ailleurs plus du tout compris comme en témoignent les fantaisies de l'Anonyme de Berne : "l'air aspire l'eau et quand il la laisse retomber dans les tuyaux, le son est produit (!)." Mais, pour en revenir au IXe siècle, nous savons que Louis le Débonnaire, troisième fils de Charlemagne, fit appel à un prêtre, Georges de Venise pour construire un orgue à Aix-la-Chapelle. Comme Venise et Constantinople entretenaient de bons rapports à l'époque, nous pouvons supposer que la facture de ce second orgue s'inspirait de l'art oriental.

L'orgue entre dans l'église

L'orgue commença sa carrière en Occident. Il ne s'introduisit toutefois dans les chapelles, les couvents et les églises que par la porte de service, pourrait-on dire, et uniquement à titre de soutien du chant. Il était de dimensions modestes et l'on cite comme une exception notable l'orgue de 950, en l'église de Saint-Pierre de Winchester, un monument de 400 tuyaux. Il fallait deux organistes et 70 hommes forts pour actionner les 26 soufflets!

A partir du moment où l'orgue fut introduit dans l'église, ce qu'on situe au Xe siècle après J.C. environ, il s'intégra peu à peu à l'édifice sous forme de grand orgue. Les parties de solos lui étaient réservées. Pour accompagner le chant, on prit l'habitude de lui adjoindre un second orgue, sorte de réplique miniature du premier, le positif (petit orgue portatif au départ).

Cette époque contient déjà en germe l'instrument qui culminera dans l'orgue baroque dont nous avons examiné le fonctionnement.

A la Renaissance, apparaissent des différences notables dans les factures des pays d'Europe. C'est ainsi qu'on parle d'orgue ibérique, italien, néerlandais, allemand, anglais, français...

La Réforme, comme les invasions barbares, coicide avec une certaine décadence de l'orgue, moins prononcée évidemment. L'orgue progressera même en certains points du protestantisme. Mais, nous savons que sous Cromwell (1642 à 1660) par exemple, il sera tout à fait interdit en Angleterre.

http://www.clermont-herault-concerts.fr

 
< Précédent   Suivant >
 
Joomla Templates by Joomlashack