|
J. Rakotonirainy
|
Rôle des religions (suite):temoignage du pasteur J. Rakotonirainy
A mettre sur le compte du Groupe et figurant sur son rapport d'activités
pour l'année 2004 - 2005, on peut citer à titre indicatif, quelques
activités des membres, donnant ainsi une idée du déploiement d'efforts d'une
poignée d'hommes et de femmes, mus par le désir d'ouvrer ensemble dans leur
différence, à l'instauration de la paix sociale:
07/01/05 : Rassemblement interreligieux de prière en hommage aux
victimes du Tsunami sur le Parvis des Droits de l'Homme, à Champ Fleuri,
Saint Denis
15/02/05 : Intervention au Lycée Levasseur de Saint Denis. Thème : Islam
et dialogue interreligieux
18/04/05 : Participation à la messe en hommage à Jean-Paul II en
l'église du Chaudron ;
04/05/05 : Rencontre avec des étudiants à l'aumônerie catholique de
Saint Denis ;
I0/06/05 : Participation à Bras Panon à la Journée de sensibilisation
des scolaires à la non-violence et à la paix par la CAPED-Point info santé
Est ;
18/06/05 : Participation à la fête de la musique - Partenariat avec
RE.AU.VI et de la Fédération musicale de La Réunion - Salle Don Bosco. Thème
: à la découverte des airs religieux, avec la chorale de l'Eglise
Protestante de La Réunion, des Enfants de l'Ecole de Dimanche de la FPMA
Réunion, et des chorales des communautés catholique et musulmane ;
29/09/05 : Rencontre avec M. Nicolas Sarkozy, Ministre de l'Intérieur et
de l'Aménagement du Territoire. Accueil à la Grande Mosquée de Saint Denis.
Participation à la clôture du Forum sur la laïcité au Conseil Général en
présence de M. Nicolas Sarkozy.
27/11/05 : Participation à la Marche blanche de la Journée
internationale pour l'élimination des violences à l'égard des femmes ;
01/12/05 : Participation à la Marche de solidarité « Réunion contre la
VIH/SIDA », à Saint Denis ;
Ces actions ne portent nullement atteinte au principe de la laïcité de
l'Etat dont on a célébré en 2005 le centenaire la loi de la Séparation de
l'église et de l'Etat, en France. D'ailleurs on a félicité la participation
active des dirigeants du Groupe au Comité de pilotage de la « Semaine de la
laïcité », avec comme partenaires le Département, le Rectorat, le DDJS, pour
l'élaboration d'une charte.
Il est bien vrai que la situation particulière de l'île de La Réunion
qui est un véritable creuset de populations d'origines religieuses et
culturelles diverses favorise la constitution du Groupe interreligieux.
Mais il n'est pas moins vrai que quelle que soit la situation, tant que
la volonté de croire à la paix et de la poser comme condition nécessaire à
une véritable émancipation de l'être humain, anime des cours d'hommes et de
femmes, rien n'est impossible.
A l'heure de la mondialisation qui ne manque pas de provoquer des
réflexes d'autodéfense, se traduisant sous-forme de communautarismes
religieux, ou de conflits entre ethnies, à l'exemple de ce qui se passe
actuellement au Moyen-Orient ou à d'autres points chauds du monde,
l'expérience du Groupe de dialogue interreligieux de La Réunion passe pour
devenir un exemple à suivre en France, en Europe et ailleurs.
Si mon humble témoignage réussit à susciter une meilleure compréhension
du rôle des églises chrétiennes dans l'instauration de la paix sociale à
Madagascar, et s'il contribue à rendre les communautés religieuses plus
conscientes de leur rôle à jouer dans l'instauration de la paix sociale ou
de la paix tout court, condition sine qua non d'un véritable développement
humain à Madagascar, mon objectif est atteint.
Pasteur Josoa Rakotonirainy
Le Port, La Réunion
ler février 2006
( tiré de http://www.madagascar-tribune.com/) |