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27 septambra 2008 : Grand'Maman Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Ny Birao Foibe FPMA izay nivory androany asabotsy 6 septambra dia niara-nanaiky ary rehefa niresaka tamin’ny fianakaviana fa hanatanteraka fanompoam-pivavahana fanomezam-boninahitra an’Andriamanitra tamin’ny nanomezany ny FPMA an’

Itompokovavy RAZAFINANTOANDRO Joséphine

 Grand’Maman, vady navelan’Itompokolahy RAKOTOARIMANANA Victor Grand’Papa, Mpitandrina,

« Co-Fondateur FPMA », Filoha Synodaly nandritra ny taona maro ary natao Jobily teto amin'ny FPMA.

K$oa asaina isika rehetra ary aoka hifampilaza ka hanatrika io fanompoampivavahana fankalazana an’Andriamanitra io. Ny fotoana dia amin'ny asabotsy 27 septambra 2008 manomboka amin’ny 16 H 30 ao amin’ny

Eglise de la Rédemption

– 16, rue Chauchat –

75009 PARIS. (Métro Richelieu-Drouot)

 
Formes d'Eglises (2 et fin) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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L'incroyable nouveauté


Rappel des faits
Selon la chronologie de la vie de Paul, que l'on peut tenter de reconstituer à partir des données des Actes et des Galates, l'apôtre s'est converti vers 34. C'est aussi à cette époque que des croyants, dispersés lors de la persécution à Jérusalem, se sont réfugiés à Antioche de Syrie, troisième ville de l'Empire romain quant à la population (env. 400 000 hab.). Quelque temps plus tard, certains d'entre eux annoncent l'Évangile à des païens, et l'on assiste à la création de la première Église pagano-chrétienne (Ac 11.20-21). Paul, que Barnabas va chercher à Tarse, arrive en 43/44 à Antioche où il exerce un ministère d'une année aux côtés de Barnabas (11.25-26). En 46-47/47-48, les deux hommes se rendent à Chypre puis en Galatie du Sud pour annoncer l'Évangile et fonder des Églises (ch. 13-14), puis ils retournent à Antioche (14.27-28). Finalement, en 48/49, ils montent à Jérusalem pour le premier « concile » de l'histoire de l'Église (ch. 15).

Un séisme théologique

Les païens se tournent vers l'Évangile ! Actes 11.26 précise que c'est à Antioche de Syrie que les croyants ont été, pour la première fois, appelés « chrétiens ». Il fallait, en effet, donner un nom à ces gens qui n'étaient ni païens ni juifs, mais des fidèles du « Christ ».
Cette entrée des païens dans le peuple de Dieu a suscité la première grande crise théologique de l'histoire au sein de l'ensemble de l'Église. Au début, tout se passe bien (11.22-23). Lors de la visite de Paul et de Barnabas à Jérusalem (11.30 ; 12.25), qui étaient accompagnés par Tite (Ga 2.1), peut-être un pagano-chrétien d'Antioche, Pierre, Jean et Jacques expriment leur solidarité et leur accord avec les deux hommes (2.9). Pierre lui-même n'avait-il pas ouvert le royaume aux païens lors de sa visite chez Corneille (Ac 10) ? Cependant, après le retour de Paul et de Barnabas (Ac 14.27-28) à Antioche suite à leur tournée missionnaire à Chypre et en Galatie du Sud, on assiste à une première faille dans cette entente théologique. Pierre vient à Antioche, partage le repas (avec cène ?) des pagano-chrétiens de l'Église, mais après « l'arrivée de quelques personnes de l'entourage de Jacques », il s'esquive et se tient à l'écart, « à cause de ceux de la circoncision », au point d'entraîner Barnabas dans son sillage (Ga 2.11-13). L'interprétation de l'attitude de Pierre est discutée ; elle dépend en partie de l'identité de ceux que Paul appelle « de la circoncision ». S'agit-il des judéo-chrétiens arrivés à Antioche ou plus généralement des judéo-chrétiens de Jérusalem qui auraient pu être choqués par le « laxisme » de l'apôtre (voir Ac 11.2) ? Ou ces membres « de la circoncision » visent-ils des Juifs non chrétiens qui auraient pu, par représailles, s'en prendre aux croyants de Jérusalem ? Pierre, pris d'un vertige théologique, a-t-il eu un réflexe de panique en pensant aux conséquences de son ouverture à l'égard des païens convertis ? Quoi qu'il en soit, les choses semblent être rentrées dans l'ordre après cette première alarme : Barnabas et Pierre, en tout cas, ont reconnu leur erreur (15.2, 7-11).

Cependant, peu de temps plus tard, la crise éclate « tous azimuts ». Dans les Églises de Galatie du sud (Ga), à Antioche de Syrie et en Judée (Ac 15.1) : il faut, exigent certains, que les pagano-chrétiens se fassent circoncire pour être sauvés ! Cette crise, qui a ébranlé toute l'Église, a suscité un renouvellement théologique et une innovation ecclésiologique.

Un renouvellement théologique, une innovation ecclésiologique
Il serait trop long de le prouver, contentons-nous de l'affirmer. Il nous semble que la théologie judéo-chrétienne s'articule fondamentalement autour des deux notions de nouvelle naissance et d'obéissance (le commandement de l'amour) : c'est par l'Esprit que Dieu, dans sa bonté, change les cours grâce à l'ouvre du Christ et donne la capacité de mettre sa Loi en pratique. On trouve cette formulation de la vérité dans Jacques, Pierre et Jean. Paul, quant à lui, structure sa théologie autour des deux notions clés de la justification par la foi en Christ et de la sanctification par l'Esprit. Son approche est plus juridique car il lui faut répondre au problème du statut des pagano-chrétiens : comment pourraient-ils avoir part, eux qui ne sont pas Juifs, à l'alliance établie avec Abraham ? Cet enjeu le conduit à redéfinir le statut de tout homme devant Dieu, tant juif que grec. C'est à la lumière de ce fait, nous semble-t-il, qu'il faut comprendre, entre autres, les formulations divergentes entre Jacques et Paul sur la justification. Car si le premier parle de foi juive et d'ouvres chrétiennes, le second parle de foi chrétienne et d'ouvres juives. Bien que la vérité fondamentale n'ait pas changé, la formulation s'est modifiée : l'entrée des païens dans l'Église a suscité un approfondissement théologique.

Ce renouvellement théologique s'est accompagné d'une incroyable innovation ecclésiologique, qui a tendu à relativiser les réalités qui divisent les hommes. Car en Jésus-Christ, « il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme » ; tous, en effet, sont un (Ga 3.28). La manière dont Paul et l'Église ont cherché à appliquer ces vérités a dérouté plus d'un « traditionaliste » de l'époque. Le refus de l'apôtre de soumettre les pagano-chrétiens à la nécessité de se faire circoncire, de pratiquer le sabbat, d'observer les prescriptions alimentaires de la Loi mosaïque ou de dépendre de Jérusalem (Ga 5.2 ; 6.12-15 ; 4.10 ; 2.12-14 ; 4.21-28) s'est constamment accompagné d'un plaidoyer pour le respect des opinions et des consciences (Rm 14.1-5 ; 1 Co 8.7-13) : Juifs et païens, les ennemis d'antan, étaient appelés à vivre la paix établie par le Christ (Ép 2.14-17 ; Col 3.15). Pour les Romains, les esclaves étaient des « choses » ; Paul les traite en êtres humains responsables (Ép 6.5-8 ; Col 3.22-25) et son attitude envers Onésime a dû en surprendre plus d'un (Phm). À Antioche, un Noir, Siméon, était l'un des prophètes ou docteurs de l'Église au même titre que Manaën, qui avait été élevé avec Hérode Antipas (Ac 13.1) ! Et que dire de la place si importante que Paul attribue aux femmes au sein de la communauté chrétienne ? Le contraste avec la pratique juive ou grecque est saisissant. Contrairement aux usages du temps, il nomme Priscille avant son mari Aquilas à plusieurs reprises (Ac 18.18 ; Rm 16.3 ; 2 Tm 4.19). Il la présente comme l'une de ses collaboratrices (Rm 16.3), de même qu'Évodie et Syntiche, qui « ont combattu côte à côte » avec lui « pour l'Évangile » (Ph 4.2-3). Par ailleurs, il loue Junia qu'il qualifie, selon l'interprétation la plus probable du verset, d'« apôtre remarquable » (Rm 16.7). Ces innovations ecclésiologiques ont marqué la pratique missionnaire de l'apôtre qui mettait un point d'honneur à être comme un Juif avec les Juifs et comme un Grec avec les Grecs (1 Co 9.19-23) ; on le lui a d'ailleurs reproché, l'accusant d'être hypocrite (Ga 1.10 ;1 Co 9.3 ; 2 Co 4.2 ; etc.).

Et nous ?
Le pluralisme de notre époque - qui rassemble en un même lieu chrétiens catholiques, protestants ou orthodoxes, athées, sceptiques, musulmans, Juifs, bouddhistes, adeptes de la spiritualité « new age », matérialistes, intoxiqués de la télévision ou du football - ressemble beaucoup plus à ce que Paul a connu qu'à la situation de nos pays durant le Moyen Âge. Paganisme, judaïsme, stoïcisme, épicurisme, occultisme, cultes à mystères, hédonisme et jeux du cirque se côtoyaient au premier siècle. Ne nous faudrait-il donc pas, nous aussi, avoir le courage de reformuler la vérité de l'Évangile pour notre temps ? Il n'est pas certain qu'il faille toujours et obligatoirement annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus à la manière des Réformateurs du seizième siècle. Certes, à leur époque, les gens étaient particulièrement sensibles aux notions juridiques de culpabilité et de justification. Ne sont-ils pas plus sensibles, de nos jours, aux notions d'esclavage et de libération ? L'individualisme protestant, si important face à un catholicisme englobant et dominateur, semble perdre de son attrait ; le message de l'appartenance au peuple de Dieu pourrait trouver un écho plus favorable parmi nos contemporains. L'annonce du salut de l'âme des temps passés pourrait laisser la priorité à celle de la résurrection de ce corps auquel on voue un culte en notre temps. Avant de prêcher le salut, ne devrions-nous pas aider nos concitoyens à retrouver le sens de Dieu, de la création et de l'homme ? Car que sert-il de faire une expérience de « salut » si celle-ci ne s'accompagne pas d'une réelle compréhension de Dieu et de l'homme ?

Mais le courage théologique ne va pas sans courage ecclésiologique, car la théologie doit s'incarner dans le temps et les cultures. Ce sont les Églises de professants qui, dans le passé, ont eu l'audace de réformer l'Église jusqu'à revendiquer son indépendance par rapport au pouvoir temporel, lutte dont l'emblème a été le baptême des croyants. Jusqu'où devrait-on s'inspirer des pratiques du culte de la mosquée pour les adapter, dans certaines Églises, au culte chrétien en vue de mieux annoncer l'Évangile aux musulmans ? Toutes les chrétiens se réjouissent de l'abolition de l'esclavage et jugent qu'il n'est pas nécessaire de le rétablir pour demeurer fidèles aux exhortations de Paul et de Pierre, adressées aux esclaves et aux maîtres dans ce que l'on appelle les « tables d'états temporels » (Ép 5.17-6.9 ; Col 3.18-4.1 ; 1 P 2.13-3.7). Nous acceptons tous de tenir compte des acquis heureux de l'histoire dans ce domaine pour interpréter les enseignements apostoliques. Ne devrions-nous donc pas aussi tenir compte des acquis de l'histoire concernant les relations entre l'homme et la femme pour interpréter les exhortations des apôtres visant leurs relations et qui appartiennent à ces mêmes « tables d'états temporels » ? L'exercice de l'autorité dans l'Église doit-elle nécessairement s'exercer de nos jours comme il y a quelques siècles ? Les notions de collégialité, de délégation, d'organisation en réseaux ne sont-elles pertinentes que pour le monde de l'entreprise ? Ne vaudrait-il pas mieux réfléchir sérieusement aux nouveaux moyens de communication (les média, le cinéma, etc.) plutôt que d'y avoir recours par « contagion » et sans discernement ?

Osons !

Héritage et tradition, liberté et innovation. Telles sont deux leçons essentielles que nous enseigne l'Église du Nouveau Testament. L'enracinement, qui produit la maturité, découle de la première d'entre elles. Il n'est pas de chrétien de Gaule ou du Groenland qui parvienne à la maturité chrétienne sans se savoir, profondément et d'abord, fils d'Abraham. La liberté et l'innovation favorisent l'incarnation de l'Évangile dans le temps et la culture. Ces deux leçons doivent se vivre ensemble, sous l'autorité bienveillante de la Parole du Seigneur, rendue vivante dans les cours par l'Esprit et dans l'Église par les ministères qu'il y suscite.

Jacques Buchhold, professeur de Nouveau Testament
à la Faculté Libre de Théologie Evangélique de Vaux-sur-Seine

www.lafef.com

 
Formes d'Eglises (I) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Nouvelles formes d'Eglises - à considérer ou à ignorer ?
par Jacques Buchhold, professeur de Nouveau Testament à la Faculté Libre de Théologie Evangélique de Vaux-sur-Seine

Le monde change. Que devient l'Église ? « Colonne qui rappelle la vérité, lieu où elle est fermement établie » (1 Tm 3.15), comment s'adaptera-t-elle à la situation actuelle sans dénaturer le message qu'elle porte ? L'exemple des Églises du Nouveau Testament peut aider à répondre à ces questions.
L'Église : du vin nouveau dans de vieilles outres ?
Certes, c'est dans de nouvelles outres que le Seigneur a versé le vin de la Pentecôte (Lc 5.37-38), car une alliance nouvelle y a été inaugurée. Mais ce vin nouveau a le goût capiteux du vin vieux, conservé dans les tonneaux séculaires d'Israël (5.39). C'est la Loi des temps anciens que l'Esprit a inscrite dans les cours (Jr 31.33 ; Éz 36.27) : l'outre neuve hérite de l'outre des temps passées.


L'Église de Jérusalem
Le Seigneur avait laissé fort peu d'instructions précises concernant la communauté messianique, l'Eglise qu'il allait créer. Les premiers croyants, tous Juifs convertis à Jésus-Christ, ont donc spontanément vécu à Jérusalem les réalités de la nouvelle alliance au sein de celles de l'ancienne. Ils se réunissaient entre eux pour prier, prendre la cène et être enseignés par les apôtres (Ac 2.42 ; 4.32), mais ils continuaient à fréquenter le Temple (2.46 ; 3.1, 3, 11 ; 5.12, 42). Certains spécialistes ont rapproché leurs pratiques de celles des esséniens : tirage au sort après délibération pour désigner le successeur de Judas (1.21-26) ; partage des biens (2.44-45 ; 4.32, 34 ; 5.1-11) ; vie communautaire intense (2.42, 44 ; 4.32) que manifestent les repas fraternels (2.46 ; 6.1). Par ailleurs, selon certaines données archéologiques, il se pourrait que la communauté chrétienne de Jérusalem se soit implantée dans ce que plusieurs pensent avoir été, à l'époque, le quartier essénien de Jérusalem, près de la porte que Flavius Josèphe appelle « la porte des esséniens ». Cependant, les différences entre les pratiques esséniennes et les pratiques chrétiennes sont au moins tout aussi frappantes : partage des biens non obligatoire (5.4), admission immédiate dans la communauté, après confession de la foi (2.41), baptême unique, larges contacts avec le reste des habitants de Jérusalem (2.47 ; 3.3-4, 11 ; 5.12), piété peu soucieuse de pureté rituelle, etc. Les dissemblances soulignent l'originalité du christianisme qui n'est pas, contrairement à la formule de Renan, un essénisme qui a réussi. Les parallèles, en revanche, suggèrent que la toute jeune communauté de la nouvelle alliance à Jérusalem s'est, d'une certaine manière, « coulée dans l'outre » de l'une des formes du judaïsme ancien, respectant ainsi le principe divin de l'incarnation.

Ce même principe d'incarnation est à l'ouvre lorsque les apôtres décident de nommer « sept hommes réputés dignes de confiance, remplis du Saint-Esprit et de sagesse » (6.3) pour répondre aux tensions qui avaient surgi « entre les disciples juifs de culture grecque et ceux qui étaient nés en Palestine » à l'occasion des distributions quotidiennes de nourriture aux veuves de ces deux origines (6.1). Car ce sont tous des chrétiens juifs portant des noms grecs, qui ont été choisis pour cette tâche. Le passage du relais de l'autorité dans l'Église de Jérusalem entre Pierre et Jacques, que signale peut-être Actes 12.17 (« Faites savoir tout cela à Jacques et aux autres frères. Puis Pierre partit et se rendit en un autre lieu »), illustre à nouveau ce principe. Car on assiste alors, d'un point de vue sociologique (Max Weber), au passage d'une autorité « charismatique » (Pierre) à une autorité « dynastique » (Jacques, frère de Jésus), ce qui inscrit la vie de l'Église dans le temps.

Le souci de Jacques de respecter la vieille outre de l'ancienne alliance s'est manifesté lorsque Paul est venu à Jérusalem pour y apporter la collecte patiemment recueillie dans les Églises pagano-chrétiennes d'Asie mineure, de Macédoine et de Grèce (Ac 24.17). L'apôtre, en effet, pour montrer qu'il demeurait un Juif fidèle aux prescriptions de la Loi, a accepté, sur la demande de Jacques, de participer à la cérémonie de purification au Temple de quatre chrétiens qui avaient fait un vou (21.23-24, 26). Ce désir de Jacques et de Paul de prouver que, pour les Juifs, la foi chrétienne ne s'opposait pas à leurs pratiques séculaires devait aussi être une expression de réalisme. Car l'on sait par Flavius Josèphe qu'à cette époque des Juifs intégristes, appelés zélotes, menaçaient la vie de tous ceux qui, en Palestine, pactisaient avec les Romains et abandonnaient la Loi.

Et nous ? L'identité évangélique française s'est, en partie, forgée « contre ». C'est en luttant contre le catholicisme que le protestantisme a pu survivre dans certaines régions françaises ; c'est en combattant un protestantisme français attiédi et souvent peu tolérant que le protestantisme évangélique a pu gagner de l'influence lors du Réveil du siècle dernier ; c'est en s'élevant contre le libéralisme que l'évangélisme français s'est maintenu en créant des instituts bibliques et des facultés de théologie. Pour de nombreux chrétiens évangéliques, la France est, en fait, une terre de mission qui n'a jamais connu l'Évangile. Pour eux, l'histoire du christianisme français débuterait avec la Réforme ou même la création de telle ou telle Église de professants ! Ils ignorent tout ou presque de l'évêque Pothin et de Blandine, morts en martyrs à Lyon en 175-177 avec une cinquantaine d'autres croyants ; d'Irénée, nouvel évêque de la ville dont l'influence s'étendait dans tout le bassin méditerranéen ; d'Anselme (1033-1109), abbé de l'abbaye du Bec en Normandie où le « Docteur Magnifique » rédigea son Proslogion que commenteront les plus grands parmi les philosophes et les théologiens ; de Bernard de Clairvaux (1091-1153), le maître à penser de son temps que le Français Jean Calvin ne cessera de citer ; de Thomas d'Aquin (1225-1274), professeur en Sorbonne, et de sa Somme théologique. Mais il faudrait encore mentionner les abbayes, les monastères et ces innombrables prieurés, avec leur vie d'inspiration évangélique, qui ont couvert le territoire français lors de ces siècles. La France n'est pas tant une terre de mission (qui ne connaît pas l'Évangile) que de sécularisation (qui rejette l'Évangile).

Le refus de certains évangéliques de toute dette historique envers la vieille « outre » du christianisme français se manifeste à des « détails » qui ont leur importance : manque de sensibilité architecturale ou esthétique dans la construction des lieux de culte, refus de toute marque extérieure de christianisme dans certaines églises (une croix, p. ex.), abandon de la prière en commun du Notre Père (que, pourtant, Jésus nous a enseignée) ou de la confession commune de la foi au moyen du Symbole des apôtres. Avons-nous si peu le souci des personnes de culture catholique auxquelles nous désirons annoncer l'Évangile que nous faisons tout pour leur rendre l'intégration dans nos Églises la plus difficile possible ? Mais au delà des détails se pose le problème crucial de l'enracinement de la foi dans l'histoire. Pour Jacques, le vrai Juif, fidèle à l'héritage vétéro-testamentaire, est le chrétien ; de manière analogue, il est essentiel de comprendre que le protestantisme évangélique est l'héritier légitime du christianisme « orthodoxe » du Moyen Âge et non seulement des quelques mouvements marginaux qui ont pu annoncer la Réforme (Jean Hus, Wycliffe, les Vaudois).
Avouons-le : il est quelque peu triste de constater que c'est le danger d'être classés parmi les sectes qui encourage, de nos jours, certains évangéliques à se rapprocher, par réalisme, du christianisme français plus officiel. Le réalisme de Jacques était orienté par un discernement théologique plus profond. Après Jérusalem, cependant, le vin nouveau de l'Esprit a atteint Antioche de Syrie, où l'outre qu'est l'Église a manifesté toute sa nouveauté.

L'incroyable nouveauté

Rappel des faits
Selon la chronologie de la vie de Paul, que l'on peut tenter de reconstituer à partir des données des Actes et des Galates, l'apôtre s'est converti vers 34. C'est aussi à cette époque que des croyants, dispersés lors de la persécution à Jérusalem, se sont réfugiés à Antioche de Syrie, troisième ville de l'Empire romain quant à la population (env. 400 000 hab.). Quelque temps plus tard, certains d'entre eux annoncent l'Évangile à des païens, et l'on assiste à la création de la première Église pagano-chrétienne (Ac 11.20-21). Paul, que Barnabas va chercher à Tarse, arrive en 43/44 à Antioche où il exerce un ministère d'une année aux côtés de Barnabas (11.25-26). En 46-47/47-48, les deux hommes se rendent à Chypre puis en Galatie du Sud pour annoncer l'Évangile et fonder des Églises (ch. 13-14), puis ils retournent à Antioche (14.27-28). Finalement, en 48/49, ils montent à Jérusalem pour le premier « concile » de l'histoire de l'Église (ch. 15).

Fin de la première partie
(la suite..)


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FPF: nouveau secrétaire général Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Communiqué de la Fédération protestante de France — 26 août 2008

  Le pasteur Yves Parrend prend ses fonctions de secrétaire général de la Fédération protestante de France (FPF) le 1er septembre 2008.

La vocation pastorale et l’action sociale sont au coeur du parcours de ce protestant luthérien : plusieurs engagements à la Cimade (Service d’entraide œcuménique), dont la vice-présidence nationale ; en poste pastoral pour l’Église évangélique luthérienne de France et plus récemment pour les Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine.
Yves Parrend aborde son poste de secrétaire général comme une nouvelle étape de son ministère et de son service au protestantisme français. Il sera en charge, entre autres responsabilités, de la cohésion des différents services et commissions de la FPF, en lien avec les orientations du Conseil de la FPF, du suivi des demandes d’adhésion d’unions d’Églises, de communautés, d’œuvres ou de mouvements à la Fédération.
Accompagner le développement de la FPF dans les régions, améliorer la proximité entre les membres et les structures constituent les grands axes des nouvelles missions d’Yves Parrend.


Parcours du pasteur Yves Parrend
 
Né en 1954 à Montbéliard, Yves Parrend est issu d’une solide tradition pastorale luthérienne. L’un de ses ancêtres, pasteur à Bischheim, a été un des artisans du renouveau luthérien en Alsace au XIXe siècle.

La vocation pastorale et l’action sociale constituent deux axes essentiels du parcours d’Yves Parrend. Après une maîtrise de théologie à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg, il a été pasteur de l’Église évangélique luthérienne de France, durant quatre ans, au pays de Montbéliard.
De 1983 à 1992, Yves Parrend se consacre à la Cimade, dans la région Est, il sera également vice-président au niveau national de 1984 à 1988. Autre expérience : il est, de 1991 à 1992, chef du service social départemental au Conseil général du Territoire de Belfort.
À partir de 1992, il revient en paroisse, en Alsace. Depuis 1996, il est pasteur à Kolbsheim et également président de la commission Art et construction de l’Église protestante de la Confession d’Augsbourg d’Alsace et de Lorraine.

Yves Parrend est membre observant de la Fraternité des Veilleurs.

Ce passionné d’art est autant intéressé par l’art moderne et contemporain que par le patrimoine religieux ou les vitraux.

Yves Parrend et son épouse Martine ont deux enfants.
 
Fédération protestante de France

Contact presse : Muriel Menanteau
Service information communication
Fédération protestante de France
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Tél. : 01 44 53 47 13 et 06 73 39 55 98
www.protestants.org

Source(s) : FPF;FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE;
Date de parution : 26 août 2008

Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org

 
La FPMA fête son demi-siècle d'existence Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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La FPMA fête son demi-siècle d’existence.
Forte de ses 9000 membres, l’Eglise Protestante Malgache de France, est à un tournant de son histoire, avec la célébration prochaine de son cinquantenai
L’Eglise Protestante Malgache de France, ou FPMA, aura bientôt 50 ans. Pour marquer ce jubilé, elle a lancé, hier à Vohipiraisana, deux concours, l’un pour la création d’un logo et l’autre, pour la composition d’un hymne. Ces compétitions sont ouvertes à tous.

Tohiny...
 
Grand'Maman Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Ny asabotsy 23 aogositra 2008 teo tany Antananarivo, Madagasikara no nodimandry ramatoa Razafinantoandro Josephine vady navelan’I Pasteur Rakotoariamanana Victor, izay mpitandrina niasa teto amin’ny FPMA.
Izy dia mpitandrina synaodaly teto amin’ny FPMA tany amin’ny taona 1980 tany ho any. Teto amin’ny FPMA no natao jobily izy mivady. Mbola nijanona ho mpikambana feno tao amin’ny birao foibe I Grand’Papa no sady nitandrina ny Tafo FPMA Paris niaraka tamin’I Pasteur Seth Rasolondraibe fony mbola tany amin’ny ERF Pentemeont ny fiangonana.

Grand Papa sy Grand Maman no niantsoana azy ireo noho izy ireo tena raiamandreny tokoa teo anivon’ireo mpianatra na mpiasa teto amin’ny FPMA. Tena tsapa izany tamin’ny fifandraisana tamin’izy mivady tamin’ireo olona izay nifandray taminy na teto Paris (Champigny) na tany amin’ny faritany (Orléans, …). Tena mpandray vahiny izy ireo indrindra fa ireo mpianatra avy amin’ny faritany ka mandalo tany amin’ny faritr’I Paris. Tena mpankafy ary tia ny hira izay atao hoe zafindraony i Grand Maman. Tamin’izy fony kilasimandry tany Ambositra hono, araka ny fitantarany , no nahatonga izany. Tsy nitsahatra nanetsihetsika ny vehivavy teto amin’ny FPMA izy. Ary tonga nanatrika mandrakariva ireo hetsika maro natao teto amin’ny FPMA. Tazana foana izy na tany amin’ny FIAP izany, na tany amin’ny La Roquette, Charonne, Place Etienne Pernet sns. Tsy hadino koa ny feny tazmin’ireo fanompoam-pivavahana maro izay niarahantsika taminy na tany amin’ny ERF Etoile, Arago, Pentemont sns.. Tsy sakana ho azy ny taonany efa mandroso. Anisan’ny mampiavaka azy ny fomba fihomehezany izay tena azy manokana, tao koa ireo tantara maro izay fanaony rehefa tafara-dia taminy: Paris izany (amin’ny métro sy ny RER A izay mankany Champigny izay nitoeran’izy mivady), ny famangian’izy ireo Tafo na koa famonjena fivoriana any amin’ny faritany. Mitafy lamba foana I Grand’Maman na tany amin’ny vazaha na tany amin’ny Malagasy.

Tsiahy izao atao izao fa tsy tantara akory. Koa mazava ho azy fa tsy feno fa mila ampiana. Isaorana ny Tompo nanome reny toa azy fa tena harena be ho antsika FPMA tokoa. Misy tamintsika aza tsy mbola nahita izany hoe renibe izany fa dia I Grand’Maman no nifanerasera tamin'izy ireo.

Tsapa tokoa ny fahabangana kanefa moa ny Tompo no nanome ary Izy ihany koa niantso koa dia Izy no omem-boninahitra sy isaorana. Koa no irina fa hameno ny banga teo amin’ny fianakaviana ary koa eo amin’ny Fiangonana indrindra isika eto amin’ny FPMA izay toerana nanompoan’izy mivady farany raha ny Fiangonana Malagasy no resahina.

"Sambatra izay maty dia izay maty ao amin'ny Tompo"

Pasitera D. Andrianarivo

 



* Tsy zohina amin'ny rehetra intsony Izy mivady, dia Itompokovavy Joséphine Rakotoarimanana (antsointsika hoe Grand Maman) sy Pasteur Victor Rakotoarimanana, Co-Fondateur FPMA, nitarika ny fivoriana voalohany avril 1959 nametrahana ny FPMA (natrehan'ny Past Daniel Ralibera, Past Jacques Maury FPF,...) maha jobily 50 taonan'ny FPMA izao 2008-2009 izao, Filohan'ny FPMA Pastera Synodaly mpikambana Birao Foibe FPMA amampolotaonany maro teny aloha, Ray amandreny LEHIBE tsy toa teny na teto amin'ny FPMA na teo amin'ny sahan'asan'ny Fédération Protestante de France - FPF - toy ny naha Secrétaire Général CEVAA azy taona maro, Mpitandrina Ray amandreny ara-panahy nitaiza naharitra maro dia maro tamintsika vahoaka FPMA, isan'ireny ny mpiandraikitra sy mpiangona rehetra FPMA ORLEANS izay toerana nipetrahan'izy mivady taona maro. Akaikin'ny fon'ny FPMA MANONTOLO izy mivady ary akaikin'ny fonay manokana, niara-niasa niaraka Birao Foibe FPMA, niray tanàna sy niray fiangonana samy FPMA ORLéans taona maro, mandra-podimandry an'Itompokolahy sy nodian'i Itompokovavy any Madagasikara.
* Midoboka ny fon'ny FPMA ankehitriny koa miara-ory feno amin'ny fianakaviana manontolo tsy ankanavaka. Mahatsiaro manokana ireo zanak'izy mivady izay maro no mpitandrina sy/na vadina mpitandrina mpanompon'Andriamanitra, maro amin'izy ireo no mpiara manompo an'Andriamanitra sy mpiara-miasa ato amin'ny FPMA. Miara mizaka ny fahoriana amin'ny fianakaviana manontolo tsy ankanavaka ny FPMA.
* Miaraka amin'izany anefa dia tian'ny FPMA ny mitondra sahady ny teny fampiononana tsara indrindra dia ny fampaherezana ao amin'ny Tompo Jesoa Kristy antoky ny fitsanganan'ny tena amin'ny maty.

Ry Fianakaviana malala tsy ankanavaka, hoy ny Tompo Jesoa:
"Izaho no fananganana ny maty sy fiainana : izay mino Ahy na dia maty aza dia ho velona indray.
Jaona 11 : 25 "

* Mba ho solontenan'ny FPMA dia Miangavy ny filoha mpanampy mpitandrina Birao Foibe FPMA Past Theodore Randriamanantena izay mandalo any Madagasikara ankehitriny, ireo ray amandreny Filohamboninahitry ny FPMA mirahalahy dia Past Richard RAKOTONDRAIBE sy Past Dr Peri RASOLONDRAIBE izay samy any Madagasikara ary ny filohan'ny Maintimolaly FPMA any Madagasikara Atoa Ramandason handefa ireo izay solontena rehetra afaka hanatrika ny fanompoampivavahana fanomezamboninahitra an'Andriamanitra ao amin'ny FJKM Ambonin'Ampamarinana araka ny voalazan'ny "faire part" etsy ambony, araka izay azo atao.
* Mangataka ny ambaratonga rehetra FPMA (tafo 34, faritany 6, sampana iraisana,...) hitrotro ambavaka ny fianakaviana manontolo, indrindra mandritra ny vavaka fangatahina amin'ny fanompoampivavahana manaraka eny an-toerana

"Mifampitondrà izay mavesatra,
ary aoka izany no hahatanterahanareo ny lalàn'i Kristy"
Gal 6:2



Jean-Solo RAFIDINARIVO
Filoha Mpanampy Laika Birao Foibe FPMA
Fiangonana Protestanta Malagasy aty Andafy

 
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